Les réseaux sociaux sont devenus un cadre idéal pour des prêcheurs de régler leurs comptes. Il suffit qu’un prêcheur se prononce sur un sujet pour qu’un autre vienne avec d’autres arguments contradictoires pour battre en brèche tout ce que l’autre a dit.
A l’approche de la fête de Tabaski, le débat était lancé sur la nécessité d’immoler un bélier comme sacrifice. Et on en a vu de toutes les couleurs avec certains prêcheurs. Au moment où certains prêcheurs soutiennent que le sacrifice du bélier le jour de la fête n’est pas une obligation religieuse, d’autres sortent pour dire qu’on peut même s’endetter pour s’en procurer. Pire, d’autres soulignent encore que c’est même contraire à la religion. Où allons-nous avec de tels prêches ?
A les attendre, on ne sait plus quoi faire. Le ministère des cultes est interpellé à prendre des dispositions pour mettre de l’ordre dans les rangs des prêcheurs pour le bonheur de la religion musulmane.
Dado Camara
