Dans le cadre de l’élaboration du projet de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale, le président de la commission du projet de rédaction de ladite charte, M. Ousmane Issoufi Maïga a animé une conférence de presse, le jeudi 29*3 mai 2025, à la Maison de la Presse. L’objectif était d’informer l’opinion nationale de la fin de leurs travaux et de la remise de l’avant-projet au président de la transition, le 30 juin prochain.
Cet avant-projet comporte un préambule de 16 titres, 39 chapitres et 105 articles et sa vision est celle d’une nation souveraine, réconciliée, tolérante et en paix dans un État refondé reposant sur une gouvernance démocratique, juste et équitable.
Au cours de cette conférence de presse, le président de la commission a fait une présentation du travail abattu durant le processus et les hommes de médias ont posé des questions sur la prise compte de certaines situations comme le cas des personnes déplacées.
Par rapport à la question sur les difficultés rencontrées, le président de la commission et ses membres ont donné certes, des réponses, mais apparemment, ils n’ont pas touché du doigt, la principale difficulté. Au moment où la commission travaille d’arrache-pied pour rassembler les éléments de réconciliation, les autorités de la transition posent des actes qui fruste certains acteurs de la vie publique. Alors que selon le président de la commission, ce projet sera un guide pour le renforcement de la paix, de la sécurité, de la cohésion sociale, du vivre ensemble et de l’unité nationale.
Est-ce que les désormais anciens responsables politiques seront dans le même bateau de la réconciliation et du vivre ensemble ?
Comment l’avant-projet de la charte prendra en compte les frustrés ?
Il faut rappeler que bien avant la dissolution des partis et organisations à caractère politique, ceux-ci avaient été écoutés par la commission, est ce que leurs préoccupations et propositions seront celles des nouveaux au cas où il y aurait de nouvelles créations ?
Dado Camara
