Le Mali a abrité, du 17 au 20 septembre 2025, le tout premier Congrès gynéco-pédiatrique au centre international de conférences de Bamako (CICB). Placé sous le haut parrainage de Son Excellence, le Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’État, cet événement de grande envergure s’est tenu sous le thème central : « Atteinte des objectifs de développement durable en santé maternelle, néonatale et infantile : un défi pour les gynécologues, obstétriciens et pédiatres ». Organisé en partenariat avec la société malienne de gynécologie obstétrique (SOMAGO) et l’association malienne de pédiatrie (AMAPED), ce congrès avait pour objectif principal, de renforcer la lutte contre la mortalité maternelle, néonatale et infantile à l’horizon 2030.
Une mobilisation nationale et internationale
La cérémonie d’ouverture, tenue le mercredi 17 septembre, a enregistré la présence de plusieurs hautes personnalités, notamment le ministre de la santé et du développement social, le médecin-Colonel Assa Badiallo Touré, le Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Pr Bouréma Kansaye ainsi que le représentant résident de l’organisation mondiale de la santé (OMS) au Mali, Dr Patrick Kaboré.
Ce premier congrès a réuni des gynécologues-obstétriciens et pédiatres venus de plusieurs pays d’Afrique et d’ailleurs, qui ont échangé durant quatre jours sur les voies et moyens d’atteindre les objectifs de développement durable (ODD) en matière de santé maternelle et infantile.
Des chiffres alarmants
Dans son allocution, Dr Patrick Kaboré a tiré la sonnette d’alarme sur la gravité de la situation sanitaire dans la région africaine de l’OMS : « Toutes les heures, 20 mères et 120 nouveau-nés y perdent la vie. Cela représente 178 000 décès maternels et un million de décès néonatals chaque année. Dans le monde, toutes les 7 secondes, une femme ou un enfant décède de causes évitables.>>
Pour le représentant de l’OMS, il est impératif de renforcer la production de données probantes pour orienter les politiques de santé, d’améliorer les capacités du système sanitaire à offrir des soins de qualité et d’assurer la redevabilité des professionnels de santé. Il a également insisté sur la nécessité de mobiliser davantage de ressources financières, soulignant que le Mali dépense actuellement 38 USD par habitant pour la santé, loin des 112 USD nécessaires pour garantir un accès effectif à la couverture sanitaire universelle (CSU).
Un engagement pour l’avenir
Dr Kaboré a réaffirmé l’engagement de l’OMS à accompagner durablement le Mali dans le renforcement de son système de santé, en collaboration avec les partenaires bilatéraux et multilatéraux du Groupe de Dialogue Santé : « L’OMS reste disponible pour soutenir toutes les initiatives gouvernementales et celles des acteurs non étatiques, notamment les sociétés savantes, dans la quête de la CSU», a-t-il déclaré.
De son côté, le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Pr Bouréma Kansaye, a salué la tenue de ce congrès, qu’il a qualifié de « tournant scientifique majeur », non seulement, pour le Mali, mais aussi pour l’ensemble des pays partenaires.
Adja
