Avec l’essor des technologies de communication, WhatsApp s’est imposé comme un outil essentiel pour de nombreuses familles, entreprises et communautés. L’application permet aujourd’hui de travailler, d’échanger et de se réunir virtuellement, sans contrainte de distance. Mais si la création de groupes WhatsApp visait au départ à faciliter la circulation des informations, elle est devenue pour beaucoup une source de frustration. Après une seule réunion ou rencontre, il n’est pas rare que les participants créent un groupe pour rester en contact. Mais ces espaces de discussion, censés rapprocher, se transforment parfois en lieux d’indiscipline numérique.
Pour Sékouba Traoré, transporteur, WhatsApp est un outil précieux, mais mal utilisé : « WhatsApp nous facilite énormément la vie. On peut discuter, se voir en vidéo, partager des informations utiles. Mais beaucoup abusent avec des vidéos et des messages inutiles. Les audios trop longs et les contenus sans intérêt remplissent nos téléphones et nous dérangent. »
Aissétou Konaté, étudiante, pointe un autre problème : « Les comportements inadaptés : Certains répondent à tout avec des stickers. Même dans les groupes de travail, des gens publient des futilités qui n’ont aucun rapport avec le thème. Pourtant, les administrateurs donnent des règles au départ. Mais certains refusent de les respecter… »
Pour Selimatou Haïdara, vendeuse en ligne : « Les groupes WhatsApp sont d’abord des espaces professionnels : « Les gens n’ont pas compris. Un groupe professionnel n’est pas un groupe de divertissement. Les contenus doivent correspondre à l’objectif du groupe. Si quelqu’un ne respecte pas les règles, l’administrateur doit le retirer après un avertissement. »
Entre utilité indiscutable et dérives quotidiennes, les groupes WhatsApp continuent de jouer un rôle majeur dans la communication moderne. Mais leur efficacité dépend surtout du sens de la responsabilité de leurs membres.
Aminata Sanogo
