Dans la capitale, à l’intérieur des stations d’essence disposant du carburant, par endroit, une seule question vient à l’esprit : « Pourquoi ne pas interdire ou limiter le remplissage des bidons de 20 litres aux porteurs d’uniforme ? ». Car, c’est dans un système de balai incessant de remplissage d’un nombre incalculable de bidons par des porteurs d’uniforme que la population dans l’impuissance se résolve au point que certains gérants des stations d’essence se voient dans l’obligation de fermer les pompes au grand désarroi de tous.
Exemple : Cas de la station d’essence Corridor de Magnambougou Faso Kanu ce vendredi 25 octobre dans l’après-midi.
Le vendredi 25 octobre 2025, il faut comprendre que l’approvisionnement en carburant était particulièrement difficile dans la capitale tant la rareté dans des stations d’essence. Partout, des gens font la queue dans la quasi incertitude de la présence du carburant ou pas. Il en était de même devant la station d’essence Corridor de Magnambougou Faso où des rangs kilométriques se forment dans presque toutes les rues menant à la station. Dans les rangs, si certains estiment y avoir passé la nuit, d’autres se disent plutôt matinaux. Dans les environs de 16 heure, presque toutes les voies d’accès de la station sont bloquées. Une lueur d’espoir, le carburant est là, entendons de part et d’autre. Décider de suivre, le rang, celui des femmes et porteurs d’uniforme est indiqué dans une petite ruelle menant à la station. Dans ce rang de plusieurs mettre des pompes, certains porteurs et des femmes patientent. Plus, près des pompes, il est difficile de parler du rang tant des porteurs d’uniforme sont sur pied. Certains sont à bord d’engins en désordre et minus des bidons de 20 litres par ci par là. Dans ce désordre et après des heures d’attente, enfin le rang des porteurs bouge, mais pas trop. Dans l’impatience et dans l’impossibilité de faire marche arrière, certains porteurs du rang font s’informer. Certains accusent ceux de devant de vouloir remplir des bidons dans des pickups qu’ils ont tandis que la plupart du rang derrière ne désire que le nécessaire. Néanmoins, au fil de l’avancement, des pompistes décident de servir le rang en raison d’un porteur et quatre civiles répartis entre les pompes. Chose n’ayant pas plu aux porteurs. Des bruits s’élèvent et les pompistes arrêtent tout pour une première fois. Puis reprennent, mais, dans ce désordre où nul n’est servi convenablement, finalement, les travailleurs demandent aux agents d’aller et revenir le lendemain. Si certains sont restés dans l’espoir d’être servi le matin, à pareille heure dans les environs de 21h00, l’abandon était nécessaire avec le réservoir presque vide.
A ce sujet, le moins que l’on peut demander à ces hommes notamment ceux qui sont en train d’abuser de la population en remplissant des bidons dont l’usage n’est pas immédiat, c’est de penser au monde autour de stations d’essence, de compatir en leur peine tout réglementant les rangs, en rassurant avec des mots voir de dépanner dans la mesure du possible. Sinon, à cette allure, c’est difficile voire pénible.
Alimatou Djénépo
