À Bamako, les bornes d’approvisionnement en eau installées dans différents quartiers jouent un rôle crucial dans la lutte contre les incendies. Ces équipements permettent aux sapeurs-pompiers de s’approvisionner rapidement en eau lorsqu’un sinistre se déclare. Pourtant, force est de constater que leur utilité reste méconnue d’une grande partie de la population.
Conçues exclusivement pour faciliter l’intervention des secours, ces bornes sont aujourd’hui détournées de leur usage initial. Dans plusieurs zones de la capitale, des gens ne respectent pas ces joyaux, certains n’ hésitent pas à construire des hangars pour des activités commerciales. Plus préoccupant encore, certaines personnes vont jusqu’à installer des kiosques, des étals ou des boutiques directement sur ces dispositifs, obstruant ainsi leur accès aux sapeurs-pompiers, en cas d’urgence.
Cette situation constitue un véritable danger. Lorsqu’un incendie se déclenche, chaque minute compte. Tout obstacle à l’accès à une borne d’eau peut retarder l’intervention des secours et aggraver les dégâts matériels, voire humains. La méconnaissance ou le non-respect de la destination de ces installations peut donc avoir des conséquences dramatiques.
Il devient urgent que les autorités compétentes, en collaboration avec les collectivités locales et les services de la protection civile, mènent des campagnes de sensibilisation à l’endroit des populations bamakoises. Informer les citoyens sur l’importance stratégique de ces bornes et sur l’interdiction formelle de les occuper, est une nécessité.
Au-delà de la sensibilisation, des mesures de contrôle et de déguerpissement devraient également être envisagées afin de garantir un accès permanent à ces points d’eau. La sécurité incendie est une responsabilité partagée. Préserver les bornes d’approvisionnement en eau, c’est contribuer à protéger des vies et des biens.
La prévention reste la meilleure arme contre les catastrophes. À Bamako, cela passe aussi par le respect strict des infrastructures destinées aux interventions d’urgence.
Aminata Sanogo
