Par « chiens enragés » à Koutiala, on désigne les jeunes gens qui ont pour habitude de rouler les motos comme des fous furieux. Ils n’épargnent personne et ne respectent même pas les règles de la circulation routière. Même au niveau des feux tricolores, ils s’en fichent !
La plupart du temps quand les policiers les sifflent, ils n’obtempèrent pas, ils préfèrent les dévier avec leur mauvaise manière de conduire. On se demande si leurs motos sont souvent dotées de frein.
Ces jeunes sont sans pitié, au point que même s’ils percutent quelqu’un, à moins que l’impact du choc ne les arrêtent, sinon, ils prennent la tangente pour disparaître dans la nature. Certains d’entre eux ont déjà fait la prison pour ce genre de comportement. Parmi eux, il y en a qui ont à peine 13 ans. Les policiers tentent toujours de les dissuader, mais ils sont incorrigibles. N’est-il pas mieux d’employer une méthode plus musclée pour les faire changer de comportement ?
En clair, il faut une méthode forte, car on ne peut pas faire des omelettes sans casser des œufs.
En effet, il faut rappeler que toutes les routes de Koutiala sont dans un état dégradé d’un bout à l’autre de la ville. De ce fait, quand il pleut, les flaques d’eau ne manquent pas sur les voies bitumées à cause des nids de poules ou des ordures qui jonchent souvent certaines portions de la route. Les bordures des voies bitumées sont le plus souvent cassées au point qu’elles peuvent renverser des motocyclistes moins avertis.
C’est dans ces conditions difficiles que les usagers de la circulation routière roulent dans la capitale de l’or blanc. Malgré tout, des individus mal intentionnés faufilent entre les engins et mélangent tout. A leur passage, ils provoquent des accidents à tort et à travers et ne veulent écouter personne. Lorsque vous leur adressez la parole, ils vous font signe de dégager ou au pire des cas, ils vous insultent vulgairement. En plus, ils sont généralement présents dans les cortèges de mariages, d’escorte des artistes ou autres personnalités qui drainent les foules, ou encore les caravanes. Ils se distinguent par leurs mauvaises conduites, comme s’ils n’avaient plus besoin de vivre. A vrai dire, ces jeunes sont nuisibles pour les usagers de la circulation routière à Koutiala.
Correspondant particulier
