Du coup d’Etat de 2020 en passant par le coup de force en 2021, le Mali a d’énormes difficultés pour faire face à la crise sécuritaire couplée à la crise sociopolitique et économique. A cela s’ajoutent les décisions sans appel des autorités de la transition qui sont devenues une source de problèmes entre notre pays et ses partenaires traditionnels.
Il faut aussi souligner qu’il est nécessaire de trouver des réponses à certaines situations qui peuvent être sources d’entraves au bon fonctionnement de l’Etat. Ça bourdonne à tous les niveaux.
Il est plus que impératif pour les plus hautes autorités de changer le fusil d’épaule en révisant certaines de leurs stratégies. L’aspect sécuritaire oui, mais il ne faut pas oublier les autres aspects.
De la résilience à la résistance
Du début de la transition à aujourd’hui, il y a eu beaucoup de réformes. Si certaines sont passées inaperçues, d’autres ont fait couler beaucoup de salive. Mais une chose est sûre, la majorité silencieuse peine à joindre les deux bouts. Malgré leur capacité à s’adapter et à supporter, elle a du mal à rebondir ou à évoluer à cause des conséquences de ces crises sociopolitique, économique et sécuritaire. Après la résilience, cette majorité silencieuse est en phase de résistance. Chacun s’accroche comme il peut pour ne pas disparaître. On a l’impression que rien n’est fait pour soulager la souffrance des populations.
Si le président de la transition pouvait sortir de son cercle habituel pour connaître d’autres réalités qui sont sûrement cachées de la plus belle des manières, en tout cas, tout le monde est unanime sur la souffrance des maliens sauf la minorité bavarde qui a d’autres sources de revenus au détriment de l’intérêt général.
Dado Camara
