La salle de conférence du réseau des femmes pour les droits environnementaux (REFEDE) a servi de cadre, le 18 décembre 2025, à une journée de sensibilisation consacrée aux produits chimiques du quotidien, notamment ceux contenant le bisphénol A (BPA) et les phtalates. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la campagne internationale « Women and Chemicals » initiée par le réseau IPEN qui œuvre pour la protection de la santé humaine et de l’environnement.

Un engagement salué par les organisations partenaires
Prenant la parole à l’ouverture de la cérémonie, Mme Kouyaté Goundo Sissoko, présidente de l’ONG appui pour la valorisation et la promotion des Initiatives Privées (AVPIP), a exprimé sa gratitude envers les partenaires, notamment IPEN, pour leur accompagnement constant et leur engagement indéfectible dans la lutte contre les substances chimiques dangereuses. A ses dires, grâce à ce partenariat, son organisation ainsi que de nombreuses autres à travers le monde disposent aujourd’hui de capacités renforcées en matière d’informations scientifiques fiables et d’un plaidoyer solide visant à protéger la santé humaine et environnementale, en particulier, celle des femmes, des enfants et des communautés vulnérables.
Informer, prévenir et changer les comportements
Selon Mme Sissoko, ces campagnes ont pour objectif d’informer, de prévenir et susciter un changement de comportement face aux risques liés à l’exposition quotidienne aux BPA et aux phtalates. Elle a également insisté sur l’importance de l’action collective et de la solidarité internationale pour bâtir un avenir débarrassé des substances chimiques nocives.
Cette journée a permis aux participantes de mieux comprendre les impacts de ces produits sur la santé, de partager des expériences, de renforcer leurs connaissances et surtout d’identifier ensemble des solutions concrètes et accessibles pour réduire l’exposition aux produits chimiques.
Mieux comprendre les perturbateurs endocriniens
Pour sa part, le conseiller en communication du REFEDE-Mali, M. Ousmane Berthé a précisé que l’objectif principal de cette journée est de permettre aux participantes de comprendre ce que sont les perturbateurs endocriniens, identifier les produits du quotidien contenant du BPA et des phtalates, découvrir leurs effets sur la santé des femmes et des enfants, partager des alternatives locales et des solutions pratiques.
Des objets du quotidien aux effets nocifs
Les bouteilles en plastique rigide, les boîtes de conserve, les canettes et certains ustensiles de cuisine en plastique figurent parmi les objets couramment utilisés contenant du bisphénol A (BPA).
L’utilisation prolongée de ces produits peut entraîner des perturbations hormonales, des problèmes de fertilité, voire des fausses couches. Outre le BPA, les phtalates représentent également un danger pour la santé humaine, avec des conséquences particulièrement préoccupantes pour les femmes.
Pourquoi les femmes sont plus exposées
Selon M. Berthé, les femmes sont davantage exposées à ces substances chimiques en raison de plusieurs facteurs : l’utilisation fréquente de produits cosmétiques et ménagers, leur rôle social dans la préparation des repas, certaines expositions professionnelles, les risques accrus pendant la grossesse et l’allaitement.
Des alternatives simples et accessibles
Face à ces défis, l’ONG AVPIP et ses partenaires recommandent plusieurs bonnes pratiques, notamment le remplacement des bouteilles en plastique par des gourdes en métal ou en verre, la préférence des savons et cosmétiques naturels, la réduction de l’usage des plastiques souples et des emballages, l’utilisation des emballages traditionnels plus sûrs pour la santé.
Une démarche qui vise à protéger non seulement les femmes, mais aussi les générations futures.
Aminata Sanogo
