Les femmes et les filles du site de déplacés de Faladiè ont bénéficié d’une conférence-débat axée sur la planification familiale et la cohésion sociale. Cette activité a été organisée par les ONG réseau islam population et développement (RIPOD) et NYWE, dans le cadre du projet « Horizon d’Espoir en faveur des filles et des femmes ».

Un projet financé sur trois ans et six mois
Selon Mme Fadimata Touré, assistante de la coordinatrice et chargée du suivi-évaluation du projet au sein de RIPOD, le projet « Horizon d’Espoir » est financé par l’Ambassade des Pays-Bas pour une durée de trois ans et six mois.
Il est mis en œuvre par un consortium composé du groupe pivot santé population, de WILDAF et de RIPOD, a-t-elle informé. Et de signaler que les principales cibles du projet sont les femmes, les personnes déplacées, les femmes et filles issues de familles à faibles revenus ainsi que les migrantes, notamment les aide-ménagères et les vendeuses ambulantes.
Sensibiliser sur les VBG et la santé reproductive
Mme Touré a expliqué que la journée organisée sur le site des déplacés de Faladiè avait pour objectif, de sensibiliser les femmes, les filles et même les hommes sur plusieurs thématiques majeures, notamment les violences basées sur le genre (VBG), la santé de la reproduction et l’autonomisation des femmes.
Pour garantir une approche inclusive et culturellement adaptée, les organisateurs ont fait appel à deux leaders religieuses (une catholique et une musulmane) ainsi qu’à une sage-femme, afin d’animer les échanges et les formations.
Des objectifs ambitieux à Bamako et environs
Dans le cadre du projet « Horizon d’Espoir », l’autonomisation économique des femmes occupe une place centrale. C’est pourquoi, durant les trois ans et six mois de mise en œuvre, le projet ambitionne de toucher près de 200 000 bénéficiaires et former 54 000 personnes à l’autonomisation féminine à Bamako et environs.
Ainsi, 54 000 femmes seront formées dans différents centres de formation, notamment le Centre Kadidiatou Thiam et la Maison de la Femme, sur les rives droite et gauche du fleuve. Les bénéficiaires ont la possibilité de choisir des formations en henné, tatouage, maquillage, transformation agroalimentaire, saponification et couture.
Concernant la saponification, les équipes se déplaceront directement dans les communautés pour former des groupements de 25 à 50 femmes sur une durée de trois jours, afin de leur permettre d’acquérir rapidement des compétences génératrices de revenus.
Un appui ciblé aux personnes vulnérables
Pour M. Hamadou Sékou Sanogo, conseiller sur le projet au sein de NYWE, ce programme vise avant tout, à appuyer les personnes les plus démunies, notamment celles à revenus modestes et les aide-ménagères, en leur offrant des formations professionnelles leur permettant de générer des revenus et de gagner en autonomie.
Des bénéficiaires satisfaites et engagées
Au nom des femmes bénéficiaires, Mme Fatoumata Tamboura, présidente des femmes de la zone formée, s’est dite très heureuse d’avoir bénéficié de cette opportunité. Elle a affirmé que la formation leur a permis de mieux comprendre les enjeux liés à la planification familiale et à la cohésion sociale, tout en promettant de mettre en pratique les connaissances acquises.
Engagement des autorités communautaires
De son côté, M. Hamadou Diallo, chef du camp, a exprimé sa satisfaction de voir sa communauté retenue pour ce projet. Il a assuré qu’il mettra tout en œuvre pour que les femmes du site puissent pleinement bénéficier des différentes formations proposées dans le cadre du projet « Horizon d’Espoir ».
Aminata Sanogo
