Depuis quelque temps, des voix annoncent que le gouvernement aurait négocié avec les terroristes pour faire régner la paix momentanément, notamment en vue de l’approvisionnement du pays en hydrocarbures. En réalité, nous sommes à une période qui n’est pas favorable aux négociations si notre pays veut avoir la paix. Vu la dotation des FAMA en armes et munitions ainsi que les multiples attaques terroristes dans toutes les régions du Mali, l’heure est plutôt à la destruction de l’ennemi.
De nos jours, le malien lambda ne voudrait pas entendre parler de négociation avec les terroristes. Car, ce qui est visible et qui compte beaucoup pour le peuple malien, c’est que les terroristes sont en déroute eu égard aux lourdes pertes qu’ils continuent de subir de la part des forces armées maliennes. La majeure partie de leurs bases a été détruite, des milliers de munitions ainsi que leurs motos sont en train d’être récupérés par les FAMA. Qui va oser s’adonner à des négociations qui vont obliger notre pays à laisser ces bandits sans foi ni loi à vaquer à leurs opérations ?
Qu’on ne se trompe pas !
Il faut dire qu’en la matière, comme l’avait bien dit le Docteur Cheick Modibo Diarra : «On ne doit pas négocier avec le couteau à la gorge ». Pire, avec ces terroristes visiblement soutenus par la France, l’Ukraine et autres pays complices, une négociation serait synonyme de capitulation. Ceux qui affirment que le Mali a négocié avec les terroristes pour pouvoir rentrer avec les camions-citernes, méconnaissent la réalité. Les terroristes ont tellement été défaits qu’ils ne savent plus par où commencer, surtout dans la région de Sikasso. Les militaires, les Donzo et des VDP burkinabés ont détruit tous les terroristes qui étaient en train d’empêcher les populations rurales de vaquer à leurs occupations de Zégoua à Loulouni jusqu’à la frontière avec le Burkina Faso à Hèrèmakono. Toutes les colonnes des terroristes perçues ont été abattues sans survivants, selon les villageois.
A ce stade du combat, les terroristes sont très réduits et affaiblis. Leurs soutiens se méfient beaucoup, car toutes les armes et munitions qu’ils leur donnent, se retrouvent entre les mains des forces armées maliennes. Vu l’évolution de la situation, on peut se permettre de dire que le bout du tunnel n’est plus loin. Le moins qu’on puisse dire, c’est que négocier avec les terroristes est comme un malade qui voudrait négocier avec les microbes qui lui ont causé sa maladie afin de pouvoir guérir. Peine perdue !
Correspondance particulière
