Au Mali où les défis sécuritaires et sociaux restent de mise, la désinformation et la manipulation représentent un véritable danger pour la cohésion sociale. Aujourd’hui, les réseaux sociaux sont devenus des espaces où n’importe qui peut s’exprimer en bien ou en mal. Son utilisation de manière responsable n’étant pas garantie, il est du devoir des autorités de donner des informations en temps réel, concernant la vie de la Nation, pour éviter les rumeurs et la désinformation. Malheureusement, tel n’est pas le cas dans notre pays, face à un événement ou à une situation, les rumeurs et la désinformation précédent l’information officielle.
Il est temps que les autorités comprennent que l’information en temps réel est plus qu’une mine d’or. Dans notre contexte de crise et de lutte pour la souveraineté, le gouvernement, à travers le ministère de la communication doit travailler avec les professionnels de médias pour construire des narratifs porteurs de choix réalistes afin de promouvoir une information vérifiée et équilibrée.
Il ne s’agit pas d’appeler les professionnels en cas de problème ou lorsqu’il y a des événements malheureux pour qu’ils viennent jouer au pompier, surtout en cette période de guerre informationnelle. Donc, une collaboration franche est plus que nécessaire.
En effet, les professionnels des médias ont toujours dénoncé le problème d’accès à l’information et en temps réel. Mais apparemment, cela n’est pas bien compris par les autorités actuelles. Qu’elles veuillent ou pas, l’information circule à une vitesse qu’on ne peut plus la maitriser. Pour vaincre cette guerre informationnelle et lutter contre les cabales médiatiques, il faudrait agir vite en fonction des centres d’intérêts et cela n’est possible en l’absence de professionnels.
Le rôle des professionnels consiste à donner de la bonne information en toute responsabilité. Mais, ils ont besoin de moyens pour relever ce défi. Malheureusement, on a l’impression que tout est mis en œuvre pour affaiblir les professionnels. Et pourtant, en cas de problème, on fait appel à ces mêmes acteurs. Quel paradoxe !
Dado Camara
