A Bamako, de nombreux motocyclistes roulent sur les voies principales. Par endroit, on a envie d’en stopper certains tant le danger est imminent. Mais, les protagonistes n’en font qu’à leur tête. Il faut souligner que des autorités compétentes sensibilisent, informent, voire orientent à l’aide des panneaux et à travers les agents de la circulation routière pour le respect du code de la route. Mais de par leurs comportements, on a l’impression que le code de la route n’existe que pour les conducteurs des véhicules.
Pour réduire les accidents de la circulation, le ministère des transports à travers ses services compétents, est déterminé à mettre les conducteurs d’engins à deux roues en sécurité, jusqu’à en venir aux amendes. Il est temps que les autorités routières veillent au grain afin de dissuader les récalcitrants. Mais, le hic est que les consignes ne sont suivies que lorsque les agents sont présents. Sinon, c’est à vive allure qu’ils font irruption sur les voies principales.
A l’entrée du Pont Fahd, on constate l’implantation des panneaux de couleur rouge sous la supervision des agents de la circulation routière. C’est avec des coups de sifflet qu’ils n’hésitent pas à orienter les motocyclistes désirant emprunter la voie principale comme à l’accoutumée. Idem pour plusieurs autres endroits de la capitale où les usagers des engins à deux roues s’exposent. Une situation appréciée par certains usagers à l’image de Bakary Fofana, usager se dressant contre cette pratique qu’il juge dangereuse à plus d’un titre.
Quant à Bouba, exiger le civisme dans certaines circonstances est vraiment vital. Car, pour lui, en cas d’accident sur ces voies inappropriées, les intéressés n’auront pas de mots.
Alors, qu’est-ce qui motive l’action entreprise par des agents de la circulation routière ?
La teneur d’une décision ministérielle
Au Mali, afin de motiver l’usage des pistes cyclables par les motocyclistes, le ministre des transports et des infrastructures routières a imposé aux conducteurs des engins à deux roues, les voies qui leur sont destinées. Et pour porter fruit, les autorités en charge du transport ont entamé une campagne de communication diffusée sur la chaîne nationale ORTM1. Mieux, des agents postés à l’entrée des points ou de certaines voies expresses servent de relais en obligeant les contrevenants à emprunter les voies qui leur sont destinées. Des opérations qui se poursuivront au bout d’un mois et après ce délai, les contrevenants s’exposeront au paiement d’une amende de 15 000 FCFA, conformément à l’article 120 du code de la route.
Alimatou Djénépo
