La crise de carburant que traverse actuellement le Mali pourrait devenir, selon plusieurs observateurs, une occasion pour les autorités de renforcer le contrôle des engins en circulation. Le ministère des transports est notamment invité à saisir cette situation exceptionnelle pour remettre de l’ordre sur les routes.
Depuis plusieurs années, des véhicules circulent sans respecter les normes légales : voitures sans plaques, sans papiers, motos dépourvues de vignettes, ou encore transports en commun comme les Sotrama et certains taxis opérant hors des règles établies. Ces engins participent, de l’avis de nombreux usagers, à une insécurité routière grandissante et à un manque flagrant de discipline.
La pénurie actuelle pourrait donc servir de levier. L’idée paraît simple : réserver l’accès aux stations-service aux véhicules en règle, grâce à la présence d’agents de contrôle sur place. Une telle mesure pourrait inciter les propriétaires à mettre leurs documents à jour comme les cartes grises, plaques d’immatriculation, assurances, visites techniques, etc.
Au-delà de l’amélioration de la sécurité routière, cette démarche pourrait contribuer à identifier les véhicules utilisés dans des activités délictuelles, à réduire les accidents impliquant des engins non déclarés et à limiter les cas de fuite après collision.
Enfin, cette opération représenterait également une source de revenus supplémentaires pour les mairies et les services chargés de la réglementation, grâce aux formalités administratives que les propriétaires seront amenés à régulariser.
Pour beaucoup, la crise actuelle n’est donc pas seulement une contrainte : elle pourrait devenir une opportunité pour instaurer des routes plus sûres et mieux organisées.
Adja
