Depuis plus d’une décennie, le Mali fait face à une guerre qui ne dit pas son nom. Ainsi, les régimes qui se sont succédé ont, tant bien que mal, géré à leur façon avec le soutien des partenaires, qu’ils soient nationaux ou internationaux. Et chaque moment avait sa réalité.
Du coup d’État de 2020 en passant par le coup de force en 2021, le Mali a traversé d’énormes difficultés pour faire face à la crise sécuritaire couplée à la crise sociopolitique et économique. A cela s’ajoutent les décisions sans appel des autorités de la transition qui sont devenues une source de problèmes entre notre pays et ses partenaires traditionnels. Il faut aussi souligner qu’il est nécessaire de trouver des réponses à certaines situations qui peuvent être sources d’entraves au bon fonctionnement de l’Etat. Ça bourdonne de partout!
Certes, l’ensemble des maliens n’est pas d’accord avec la façon de faire des autorités actuelles, parce qu’elles ont pris des décisions qui pouvaient avoir d’autres solutions. On peut réclamer sa souveraineté sans pour autant se mettre dos à dos avec l’ensemble des partenaires. Car, est-il nécessaire de rappeler qu’aucun pays seul ne peut exister sans une collaboration avec les autres. Donc, il est presque impératif pour les plus hautes autorités de changer le fusil d’épaule en révisant certaines de leurs stratégies.
En fait, on peut ne pas être d’accord avec les autorités en place, mais de là à pactiser avec le diable, sera très grave. Il y a des gens qui se réjouissent des actions des soi-disant djihadistes et les utilisent comme la preuve de l’incapacité des autorités tout en oubliant la souffrance qu’endurent les populations. Avec les difficultés d’approvisionnement du pays en carburants, déjà on annonce la fin du pays, sans éprouver aucune compassion pour les braves populations qui en souffrent.
Ayons à l’esprit que quoi qu’ils fassent, le Général d’armée Assimi et ses compagnons ne seront pas éternels aux affaires et le Mali va demeurer. Et personne n’a intérêt que le Mali tombe sous le joug des soi-disant djihadistes.
Doit-on rappeler que des partenaires politiques avaient soutenu les militaires à renverser le pouvoir démocratiquement mis en place. Finalement, ils ont tous regretté aujourd’hui. En ce moment, ceux qui souhaitent le même scénario ont-ils la garantie qu’ils auront la paix avec les djihadistes ?
Déjà, pour faire plus mal, ces groupes s’attaquent aux populations qui ne demandent que la paix pour travailler et subvenir aux besoins familiaux. Une chose est sûre, au rythme où on évolue, on n’aura même pas la liberté de réclamer la liberté d’expression.
Dado Camara
