Le vendredi 24 Octobre à Bamako, l’Alliance des Professionnelles de la Presse Ecrite du Mali (APPEM), en partenariat avec l’organisation canadienne, Journalistes pour les Droits Humains (JDH), a organisé à la Maison de la Presse du Mali, un forum d’échanges, de partage de connaissances et d’engagement visant à combattre la désinformation et les discours de haine au sein des communautés. Un pari gagné au regard des engagements pris par les jeunes de ces clubs communautaires pour participer aux efforts actuels de stabilisation, de protection du vivre ensemble et des droits humains en contexte de transition et des réformes au Mali.
Citoyenneté numérique, facteur de stabilité et de cohésion sociale
En sa qualité de Président élu du Rotaract Club Bamako Point G et Secrétaire adjoint de la Coordination nationale des Clubs Rotaract et Interact du Mali, Diasseye Camara a été convaincu, « les formations de ce genre sont de véritables leviers de cohésion sociale. Elles permettent à la jeunesse de se rencontrer, d’échanger, de débattre et se comprendre, au-delà de leurs différences culturelles ou géographiques. En abordant des thématiques comme la citoyenneté numérique, la lutte contre la désinformation et les discours de haine, nous favorisons la responsabilité collective et l’éducation à la paix », a-t-il souligné.
Même avis pour Aminata Maïga, étudiante à la Faculté des Sciences Administratives et Politiques de Bamako, actuelle Secrétaire générale du Club Interact Bamako Ouest. Elle voit en ce forum, un facteur de cohésion sociale, « ces moments de partage renforcent le sentiment d’appartenance à une même communauté humaine et encouragent les jeunes à devenir des acteurs de paix, de vérité et de tolérance dans la société. Cela, grâce à toutes les informations livrées par les formateurs sur les conséquences de la désinformation, la mésinformation, les discours de haine et les mesures de répression », estime-t-elle.
Des engagements pris pour la formation et la sensibilisation communautaire
Diasseye Camara, Président élu du Rotaract Club Bamako Point G et Secrétaire adjoint de la Coordination nationale des Clubs Rotaract et Interact du Mali s’est engagé « créer un espace sur la désinformation et l’utilisation des outils, des techniques d’identification et de vérification des fausses informations. Cette initiative va être intégrée dans le plan d’action statutaire de notre club pour 2025-2026 », a-t-déclaré.
Pour Keziah Possian, Responsable de la Commission Action du Rotaract Club Bamako Golf a ainsi indiqué, « en novembre prochain, nous allons organiser une campagne de sensibilisation en ligne sur la désinformation, ses dangers sur la stabilité, la paix et la cohésion sociale. Cette campagne mobilisera d’autres Clubs Rotaract de Bamako ». Tièkoro Diarra, Président de la Commission Sport, Jeunesse et Logistique du Rotaract Club Bamako Avenir, déclare qu’avant la fin de leur mandat, ils incluront dans le programme d’actions de leur Bureau, l’organisation de séminaires en ligne et en présentiel sur la désinformation et les discours de haine.
Jean Ives Bouda, responsable du Rotaract Club Ouagadougou Millenium est certain que les activités du genre leur permettent de ne pas être des vecteurs d’incitation à la violence et à la haine.
Khadidiatou Sow, étudiante en Licence 3 Marketing et Communication, membre du Rotaract Club Bamako Smart School, Responsable Action et Organisation, mise sur des échanges générationnels en famille avec ses parents afin de les sensibiliser contre les formes et tactiques de désinformation au Mali.
Ce Forum a été organisé dans le cadre du Projet « Lutte contre la désinformation et les discours de haine pour renforcer la cohésion sociale, les droits humains et la bonne gouvernance au Mali » exécuté par JDH et ses partenaires locaux avec le soutien financier de NED.
Alimatou Djénépo
