Dans le cadre du projet « renforcement des capacités des organisations féminines et création d’un mouvement fort des femmes pour la paix », la coordination des associations et ONG féminines (CAFO) organise une série de rencontres avec les coordinations régionales et communales. Après Koulikoro, Dioïla, Ségou, Kayes, Sikasso, Koutiala et Bougouni et quelques communes du district de Bamako, le samedi 26 juillet 2025, une délégation de la CAFO conduite par la présidente de la coordination nationale était en commune II. Organisée par la coordination communale de la CAFO de la commune II et appuyée par la délégation spéciale de la mairie de ladite commune, l’objectif de la rencontre était d’échanger avec la base sur la vie de l’organisation. C’était en présence des autorités locales, coutumières, des représentants des services techniques.
Pour introduire le débat conformément à la tradition, le représentant du RECOTRAD de la commune II, M. Soumano a salué l’assistance.
Quant au coordinateur des chefs de quartiers de la commune, M. Boua Simpara, il a rappelé le rôle de la femme et l’importance de la CAFO dans le développement du pays, avant de faire des bénédictions pour la continuité.
Le représentant de famille Niaré a salué la délégation de la coordination nationale pour cette initiative qui prouve qu’il y a un devoir de redevabilité au sein de la CAFO. De même, le patriarche de la famille Touré, M. Bani Touré a invité les femmes à prendre l’exemple sur des battantes comme Aoua Keïta, tout en rappelant la place et l’importance de la femme dans la vie d’une Nation. Avant de faire une bénédiction.
Le président de la jeunesse de la commune II, M. Sangho a remercié la présidente nationale de la CAFO pour son déplacement dans leur commune, avant d’assurer leur accompagnement pour la réussite de toutes les activités de l’instance représentant l’ensemble des femmes du Mali.
Dans son mot de bienvenue, la présidente de la CAFO de la commune II, madame Habi Sy a salué l’ensemble des autorités locales et coutumières pour leur engagement à soutenir la CAFO avec une mention spéciale à la jeunesse et au commissariat de police de la commune. Elle a ainsi salué la présence de la présidente de la CAFO et les membres du bureau exécutif pour cette démarche qui prouve que la CAFO se porte très bien.
Madame Diallo Awa Djermé a souhaité la bienvenue à l’ensemble de la délégation avant de remercier l’ensemble des services techniques pour leur appui. Elle a rappelé que la CAFO, depuis sa création œuvre pour le bien-être de la femme à travers la formation, la sensibilisation, l’information et plaidoyer.
Dans son discours, madame la présidente de la coordination nationale de la CAFO, Kouyaté Goundo Sissoko a salué l’accueil réservé à elle et sa délégation par la coordination communale. A l’en croire, la CAFO a entamé cette tournée pour s’enquérir des nouvelles des femmes des régions, des communes et les informer des efforts déployés par le bureau national pour la redynamisation de l’organisation. C’est ainsi qu’elle a invité les femmes à aller s’inscrire auprès des bureaux communaux pour le recensement qui permettra d’identifier l’ensemble des organisations adhérentes. Selon elle, le bureau exécutif est en train de préparer l’assemblée générale pour le dernier trimestre de l’année. Déjà, des commissions ont travaillé pour la relecture des textes et l’élaboration des documents de travail. Par ailleurs, elle a invité les membres à s’impliquer activement notamment à travers le paiement des cotisations. Tout en reconnaissant les difficultés financières du moment.
Elle a rappelé le rôle et la place de la CAFO dans les actions de développement du pays. Avant de souligner que la CAFO travaille dans tous les domaines : santé, environnement, éducation, droits humains, etc. Selon elle, pour la formation des femmes, la CAFO a mis en place des coalitions techniques et a invité les adhérentes à s’inscrire selon le domaine d’intervention.
A la suite de la présidente, les deux secrétaires chargées des finances ont insisté sur le paiement des cotisations qui prouve qu’on est membre actif d’une organisation. Et de préciser qu’on ne peut participer à l’assemblée générale sans être à jour de la cotisation qui est de 12 000 f CFA par an. Pour l’adhésion, les nouvelles organisations doivent payer 10 000 f CFA plus la cotisation annuelle.
Après les différentes interventions, la parole a été donnée à l’assistance.
Dans l’ensemble, les intervenantes ont salué cette démarche de la coordination nationale. Avant de souligner qu’aucun regroupement ne peut fonctionner sans le courage, la communication et l’organisation.
Dado Camara
