Le vol des objets (pochettes, téléphones, montres et divers) à l’arraché est l’œuvre des bandits des quartiers. Qu’ils opèrent en solo ou en groupe, souvent sur des engins à deux roues, leur méthode consiste à profiter d’un moment d’inattention de leurs victimes pour retirer de leurs mains un objet et filer à toute allure. Ainsi, au fil des ans, on a eu l’impression que ce type de vol avait presque disparu pour plusieurs raisons. Mais, il faut reconnaître que de plus en plus, les gens se plaignent à cause de certains énergumènes (des microbes dans nos quartiers) qui opèrent avec ce même système.
A Magnambougou Projet vers le cimetière, il est 06 heures, lorsqu’une jeune dame avance avec son portable à l’oreille. Elle ne se doute de rien jusqu’à ce qu’un conducteur de moto-taxi arrache son portable à l’oreille. Sans voix, la dame crie à gorge déployée, car à pareille heure, peu de gens sont dans la rue. Impuissante, la bonne dame poursuit son chemin.
Nana, la vingtaine, se rappelle de sa mésaventure en la matière. Elle dévoile être victime d’un cas similaire mais, nuitamment. Elle dévoile : « J’étais sur la moto avec mon beau-frère lorsque je manipule mon téléphone. Je ne saurais expliquer comment, mais une moto Jakarta enfourchée par deux individus, s’est approchée de nous et l’un d’eux a retiré mon téléphone. Juste le temps pour nous de reprendre leur sens, nous n’avons pas pu les rattraper ». Et de rappeler à quel point ce genre de vols fait mal aux citoyens. A l’ACI 2000, en cet après-midi ensoleillé, une vendeuse de banane porte à bout de main sa pochette. Une occasion saisie par un jeune homme qui lui a retiré avec force. Étonnée et stupéfaite, elle voit une partie de son gain journalier emporté avant de retourner auprès du reste de ses affaires, a-t-elle avoué.
Tels sont, entre autres, les aveux de certaines victimes ayant croisé le chemin des individus sans qualification, a-t-on envie de dire.
Mais, dans cette histoire, le plus étonnant est qu’il est rare de tomber sur le témoignage des hommes ayant fait les frais. C’est du moins, ce qui ressort de notre enquête sur ce sujet. Pour des rares hommes interrogés, certains avouent seulement la possibilité avec leur montre peut-être dans des endroits exigus tels que les marchés, sinon impossible lorsqu’ils sont sur une moto ou même en train de marcher dans la rue bondée de monde ou pas.
A cet effet, le moins qu’on puisse dire aux dames, c’est de doubler de vigilance.
Alimatou Djénépo
