Le promoteur du programme Tounkaranké, Cheick Tall, a animé une conférence de presse, le samedi 15 novembre 2025, dans un hôtel de Bamako. Face aux journalistes, il a présenté les résultats et les ambitions de son modèle économique, actuellement déployé dans plusieurs zones à forte migration : Kayes, Koulikoro, Kita et Nioro.
Pendant plus de deux heures, Cheick Tall est revenu sur les fondements d’un projet qu’il porte depuis une décennie, un projet qui vise à créer des opportunités économiques dans les villages, afin de réduire l’exode rural et la migration irrégulière. Inspiré par certains modèles asiatiques, il dit avoir adapté ses stratégies au contexte malien en misant sur le développement communautaire, le renforcement de la confiance en soi et le suivi de proximité.
Le promoteur a mis en avant deux outils majeurs conçus pour transformer l’économie locale : la digitalisation de la chaîne d’approvisionnement villageoise et la mise en place d’unités de transformation locales.
Selon lui, ces mécanismes sont le fruit de quatre à cinq années d’études dans plus de 500 villages, suivies de plusieurs mois d’expérimentation. Sur les six piliers stratégiques qui guident le programme, seuls deux ont été présentés à la presse lors de cette rencontre.
Une collaboration étroite avec les autorités locales
Cheick Tall a également insisté sur l’importance de l’adhésion des collectivités. Chefs de village, maires et préfets de 58 communes ont signé des conventions pour accompagner l’initiative.
Dans le même esprit, un code municipal a été distribué aux boutiquiers afin de faciliter leurs transactions et le paiement des taxes locales (TDRL). Les commandes sont gérées par des banques partenaires, tandis que les financements proviennent en grande partie, d’associations de Maliens de la diaspora.
Des réalisations concrètes sur le terrain
Parmi les actions déjà menées, le promoteur cite la mise à disposition de machines de fabrication de savon dans les communes de Bendougou et Monthiombougou, ainsi que la construction d’une usine de production de matières premières à Dièma. Il affirme que la nouveauté du programme réside dans la digitalisation complète du processus, de l’approvisionnement à la commercialisation.
La rencontre s’est clôturée par la remise d’un certificat de reconnaissance décerné par Lead Magazine à Cheick Tall, saluant son engagement et les efforts fournis. Plusieurs partenaires de longue date ont également pris la parole pour lui adresser leurs encouragements et témoigner des résultats observés sur le terrain.
Adja
